Le chunking : écrire pour être récupéré

Mise à jour : 2026-09-21 · 547 mots · 3 min

Définition

Le chunking est le découpage d’une page en passages de quelques phrases, que les moteurs génératifs indexent, évaluent et citent un par un ; écrire pour le chunking consiste à faire en sorte que chaque passage réponde à une question sans avoir besoin du reste de la page.

À quoi ça sert

  • Faire citer une page déjà bien classée : le moteur ne cite pas une page, il en extrait un bloc. Si aucun bloc ne tient debout seul, rien n’est extrait.
  • Reprendre l’existant sans tout réécrire : redécouper, retitrer et rouvrir chaque section par sa réponse suffit souvent. C’est le travail GEO le moins coûteux.
  • S’abstenir sur les textes qui se lisent d’une traite : une tribune, un récit, une étude de cas perdent à être hachés. Réservez la méthode aux pages qui répondent à des questions.

Comment faire

  1. Listez les questions auxquelles la page répond. Une question, une section. Deux sections pour la même question : fusionnez-les.
  2. Titrez chaque section comme la question se pose. « Combien coûte un audit SEO ? » plutôt que « Tarifs ». Le h2 est l’étiquette du bloc pour la machine.
  3. Répondez dès la première phrase, développez ensuite. À l’échelle de la page, les 200 premiers mots répondent à la question principale.
  4. Nommez le sujet dans chaque bloc. Remplacez « il », « cette méthode », « comme vu plus haut » par le nom de la chose.
  5. Visez 130 à 170 mots par bloc. Bien en dessous, le passage manque de matière ; bien au-dessus, scindez. C’est un ordre de grandeur, pas une règle.
  6. Placez une preuve par bloc : un chiffre sourcé, une date, un nom propre, une citation. Un passage sans fait vérifiable ne se distingue pas de celui du voisin.
  7. Testez par isolement. Copiez le bloc seul dans un document vierge et faites-le lire à quelqu’un qui ne connaît pas la page. S’il demande « de quoi parle-t-on ? », réécrivez.
Le passage qui se perd et le passage qui voyageComparaison en deux colonnes. À gauche, un passage dépendant de sa page : renvois implicites, réponse en fin de bloc, pronoms, titre vague, bloc de six cents mots. À droite, un passage autonome : sujet nommé, réponse en ouverture, noms et chiffres, titre en forme de question, bloc de 130 à 170 mots.Se perdVoyage« Comme vu plus haut… »Le sujet est nomméLa réponse arrive à la finLa réponse ouvre le bloc« Il », « cette méthode »Noms propres, chiffres, datesTitre vague : « Notre approche »Titre en forme de question600 mots d’un seul tenantUn bloc de 130 à 170 mots
Un passage est lu seul, sans la page qui l’entoure

Les 3 erreurs

  • Découper sans réécrire. Poser un intertitre tous les 150 mots sur un texte continu produit des blocs qui dépendent toujours les uns des autres.
  • Viser le compte de mots. Un bloc de 90 mots qui répond complètement vaut mieux qu’un bloc de 150 mots rembourré pour atteindre la fourchette.
  • Sacrifier le lecteur. Le sujet se nomme une fois par bloc, pas à chaque phrase. Un texte mécaniquement répétitif est aussi mal reçu par le modèle que par l’humain.

Repères

Repère Valeur Source et niveau de preuve
Taille du passage évalué environ 134 à 167 mots ZipTie.dev, rétro-ingénierie des AI Overviews ; estimation
Pages à 15 entités reconnues ou plus sélection 4,8 fois plus probable ZipTie.dev, non confirmé par Google
Données structurées FAQ, HowTo, Article +73 % de sélection ZipTie.dev, non confirmé par Google
Pages au format liste citées environ 5 fois plus qu’un article classique GenOptima 2026, étude d’éditeur : 294 citations contre 59 en sept jours
Bourrage de mots-clés −8,7 % de visibilité Aggarwal et al., KDD 2024

Critère de réussite : chaque section, copiée seule dans un document vierge, répond à sa question sans qu’on ait besoin de lire le reste.

Voir aussi