B2B et B2C : ce qui change vraiment
Définition
Le B2B (business to business) désigne la vente d’une entreprise à d’autres entreprises, le B2C (business to consumer) la vente aux particuliers ; ce qui les distingue n’est pas la nature du produit mais la façon dont l’achat se décide — par combien de personnes, en combien de temps et avec quel risque.
À quoi ça sert
- Adapter le parcours : un achat B2B se prépare en plusieurs semaines, par plusieurs personnes. Le site doit répondre à chacune d’elles, pas seulement à l’utilisateur final.
- Choisir les bons contenus : cas clients, fiches techniques et comparatifs en B2B ; démonstration rapide, avis et prix clair en B2C.
- S’abstenir de croire que le B2B est rationnel : les acheteurs professionnels restent des personnes. La peur de se tromper devant leur hiérarchie pèse autant que le tableau comparatif.
Les 3 erreurs
- Ne parler qu’à l’utilisateur. En B2B, celui qui utilise n’est pas celui qui signe. Un contenu qui ignore l’acheteur et la direction bloque la décision.
- Cacher les prix en B2B. « Sur devis » fait partir ceux qui veulent seulement savoir si l’offre entre dans leur budget.
- Tout miser sur la conversion immédiate. Un cycle de plusieurs mois ne se mesure pas au mois. Couper la notoriété faute de résultats rapides assèche les ventes suivantes.
Repères
| Repère | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Décideurs dans un achat B2B complexe | 6 à 10 personnes | Gartner |
| Temps d’achat B2B passé avec les fournisseurs | 17 %, tous fournisseurs confondus | Gartner, The B2B Buying Journey |
| Répartition budgétaire recommandée en B2B | 50 % marque, 50 % activation | Binet et Field, LinkedIn B2B Institute, The 5 Principles of Growth in B2B Marketing, 2019 |
| Répartition recommandée en B2C | environ 60 % marque, 40 % activation | Binet et Field, IPA, The Long and the Short of It, 2013 |
Beaucoup d’entreprises vendent aux deux : un artisan travaille pour des particuliers et pour des syndics, un éditeur de logiciel pour des indépendants et pour des groupes. Dans ce cas, prévoyez un chemin distinct par type d’acheteur plutôt qu’une page qui tente de parler aux deux à la fois.
Critère de réussite : pour chaque rôle qui intervient dans l’achat de votre offre, vous pouvez montrer la page ou le document qui répond à sa principale inquiétude.
Voir aussi
- Le parcours clientMarketing
- Le mix marketing : les 4PMarketing
- CAC, LTV, ROI : les chiffres qui comptentMarketing
Comment faire